Si cette page ne contient pas de caractères grec, cliquez ici pour installer la police adéquate

La grammaire

 

Comme dans toutes les langues, il existe en grec une grammaire.

Je ne peux avoir la prétention de dire que cette page contient toute la grammaire grec, en effet, elle est très complète, mais en revanche, je vais tenter d'y mettre celles qui me semble les plus importantes

 

 

I. La proposition infinitive.

 

La proposition infinitive, est très fréquente avec en grec.

        Le sujet d'un verbe à l'infinitif se met à l'accusatif. Cet ensemble sujet à l'accusatif et verbe à l'infinitif  constitue la proposition infinitive.

                Exemple : Touv paidav sigan, Que les enfants se taisent !

                            A. On emploie la proposition infinitive avec :

                                a) Les verbes d'opinion : nomizw, je pense ; oiomai, je crois.

                                b) Les verbes de déclaration : légw, je parle, je dis ; fhmi, je dis, j'affirme ; fàskw, je dis, je déclare.

                            La négation de la proposition infinitive composée de verbes d'opinion et de déclaration, est "ou" : négation concernant un fait réel.

                    Exemple : O gewrgov légei touv agaqouv karpouv ou pollouv einai, Le paysan dit qu'il n'a pas beaucoup de bons fruits.

 

                            B. On emploie aussi la proposition infinitive :

                                    a) Avec des verbes impersonnels : pros-hkei, il convient que... ; anàgkh esti, il est necéssaire que... ; sum-bainei, il arrive que...

                                    b) Avec des verbes de volonté : boulomai, je veux ; pros-tàttw, je prescris.

                            La négation de la proposition infinitive composée de verbes impersonnels et de volonté, est "mh" : négation concernant un fait voulu ou pensé.

                    Exemple : Proshkei touv véouv mh deilouv gignesqai, Il faut que les jeunes ne deviennent pas peureux.

 

 

II. L'emploi du Participe Imperfectif Actif.

 

                           A. Le participe grec peut apporter à la phrase une explication. Dans ce cas, il se construit sans enclave ni répétition de l'article. Négation : "ou".

                Exemple :

Oi douloi kàmnontev koimVntai. (= les esclaves qui sont fatigués se couchent)

Ton doulon o iatrov qerpeuei kàmnonta. (= Le médecin soigne l'esclave qui est malade)

Filouv crhstouv ouk ecwn, ouk eudaimwn eimi. (= N'ayant pas de bons amis, je ne suis pas heureux)

    Le participe est alors explicatif. Dans les exemple ci-dessus, l'explication est l'indication d'un cause (parce que...). Mais elle peut être aussi bien, selon le contexte, l'indication d'une autre circonstance (concession, condition)

Polla kthmata ouk ecwn, eudaimwn eimi. Bien que je n'ai pas beaucoup de richesse (= malgré mon peu de richesse), je suis heureux.

Doulov mh kalVv ta prostattomena poiVn zhmioutai. Un esclave qui ne fait pas bien ce que l'on lui ordonne est puni.

 

                         B. Il peut aussi définir un individu ou une catégorie. par l'indication d'un caractère spécifique : le participe se construit alors comme un adjectif épithète. Négation : "mh".

            Exemple : Oi mh kàmnontev douloi ergazontai. Les esclaves qui ne sont pas fatigué travaillent.

 

                        C. Le participe peut aussi signifier celui qui, celle qui, ce qui... Négation : "mh".

Exemple : Oi mh polla kthmata econtev, ceux qui n'ont pas beaucoup de biens.

Polla kthmata ecwn, quelqu'un qui a beaucoup de biens, un riche personnage.

Qaumàzw touv polla kthmata, j'admire ceux qui ont beaucoup de richesses.

 

 

Syntaxe de l'infinitif

A. Le neutre de l'adjectif, accompagné ou non du verbe einai, sert à former des locutions impersonnelles qui se construisent avec l'infinitif ou la proposition infinitive :

dikaion estin, il est juste que...,

Négation : mh.

Hdu estin (ou hdu) upo mhdenov miseisqai, Il est agréable de n'être détesté de personne.

Kalon esti (ou kalon) touv qeouv timasqai, il est bon que les dieux soient honorés.

 

B. L'infinitif ou la proposition infinitive précédé de l'article to, signifie le fait de... ou que...

Négation : mh.

Exemple : to légein, le fait de parler ; to mhden légein, le fait de ne rien dire.

C'est l'adjectif substantivé, qui peut s'employer aux divers cas.

Exemple : To prattein tou légein kreitton estin, l'action vaut mieux que la parole (Démosthène)

Méga fronV epi tV(i) ton uion fronimwtaton einai, je suis fier de la grande intelligence de mon fils.

 

L'infinitif précédé de l'article se rencontre en particulier dans des expressions comme eiv to, en vue du fait de ; dia to, à cause du fait que, parce que ; prov tw(i), en plus de fait que, outre que, etc. :

Exemple : Dia to lian aiscrov einai, o Pan upo thv Suriggov kategelato, Pan était tourné en dérision par Syrinx parce qu'il était trop laid.