I. Isadas, enfant de Sparte par Elien

 

AOi Lakedaimonioi Isàdan, épi paida onta, B-kai oupw tou nomou kalountov auton eiv opla- Goti men ek tou gumnasiou ekphdhsav hristeusen, Destefànwsan ; Eoti de pro thv apaitouménhv hlikiav Zkai ou ta epicwria ecwn opla Hwrmhsen eiv touv polemiouv, Qezhmiwsan.

 

Elien

 

A 1. Isàdan, accusatif de Isàdav, Isadas.... 2. epi, encore. 3. Les sujets de  oi Lakedaimonioi et Isàdan est : estefànwsan.
B 1. oupw, ne... pas encore.
G 1. ek-phdàw, je m'élance (au dehors). 2. aristeuw, je me distingue (par un exploit).
E 1. pro (+G), avant. 2. h hlikia, l'âge. N.B : C'est à 20 ans que le jeune Spartiate reçoit ses droits civiques ainsi que ses armes.
Z 1. epicwpiov, national. N.B : Selon Plutarque, Isadas serait allé au combat nu, tenant d'une main une pique et de l'autre une épée ; ça se passe lorsque les Thébains d'Epaminondas virent surprendre Sparte.
H 1. ormàw, je m'élance.
Q 1. ezhmiwsanà toujours pour sujet oi Lakedaimonioi.

 

Traduction

ALes Lacédémoniens (=les Spartiates) (D)ont couronné Isadas, étant encore enfant, B-et la loi ne l'appelant pas encore aux armes-, Gparce que d'une part il s'est distingué en s'élançant du gymnase ; QIls l'ont punis Eparce que d'autre part avant l'âge réclamé Zet sans avoir les armes nationales Hil s'était élancé vers les ennemis.

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II. La danse du pressoir par Longus

 

    ADruav de - anastav kai keleusav surizein dionusiakon mélov - Bepilhnion autoiv orchsin wrchsato, Gkai ew(i)kei pote men trugVnti, Dpotede féronti talàrouv, Eeita patounti touv botruv, Zeita plhrounti touv piqouv, Heita pinonti tou gleukouv. QTauta pànta outwv euschmonwv wrchsato Druav kai enargVv, Iwste edokoun blépein kai tav ampélouv kai thn lhnon kai touv piqouv kai alhqVv Druanta pinonta.

 

Longus.

 

A 1. o Druav, Dryas (nom d'un paysan dans un roman de Longus).  2. ana-stàv, -antov, s'étant levé (participe aoriste de an-isth-mi, je lève). 3. surizw, je joue sur la syrinx (la flûte de Pan). 4. dionusiakov, dionysiaque (en l'honneur de Dionysos).
B 1. epilhniov, qui concerne le pressoir, du pressoir, 2. h orchsiv, la danse.
de G à H Pour la valeur des participes (= à quelqu'un qui...)
G 1. ew(i)kei, il ressemblait (plus que parfait irrégulier de la forme de parfait eoika, je ressemble). 2. trugàw, je vendange.
G-D 1. pote mén... pote dé, tantôt... tantôt. N.B : Le grec apprécie les redondances, qui sont pourtant fort peu recommandées en français, alors nous pourrons éviter de l'employer, que se soit pour les pote ou pour les kai.
D 1. o tàlarov, la corbeille.
E 1. patéw, je foule.
Z 1. plhrow, je remplis. 2. o piqov, le tonneau.
H 1. to gleukov, le vin nouveau.
q-I 1. outwv... wste..., tellement... que..., à tel point... que.
q 1. euschmonwv, avec l'allure qu'il faut2. enargVv, clairement (de l'adverbe enarghv, clair).
I 1. h lhnov, le pressoir2. alhqVv,  réellement (de l'adverbe alhqhv, vrai).

 

Traduction

    ADryas - s'étant levé et ayant ordonné de jouer sur la syrinx un chant dionysiaque - Bdansa la danse du pressoir pour eux, Get il ressemblait tantôt à quelqu'un qui vendange, Dtantôt à quelqu'un qui porte des corbeilles, Eensuite à quelqu'un qui foule les grappes, Zà celui qui remplit les tonneaux, Hensuite à celui qui boit le vin nouveau. QDryas dansa tout cela avec l'allure qu'il faut et clairement, Ià tel point qu'ils croyaient voir les vignes, le pressoir, les tonneaux et Dryas en train de boire réellement.

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III. Le Printemps par Longus

    AEarov arch kai pànta hkmazen anqh, Bta en drumoiv, ta en leimVsi, kai osa oreia. GBombov hdh melittVn, Dhcov orniqwn mousikVn, Eebomboun en toiv leimVsin ai mélittai. QTosauthv dh pànta katecoushv euwriav, Imimhtai tVn akouoménwn egignonto kai blepoménon. K 'Akouontev men tVn orniqwn a(i)dontwn h(i)don, Lblépontev de skirtVntav touv arnav hllonto koufa, Mkai tav melittav de mimoumenoi ta anqh sunélegon. NKai ta men eiv touv kolpouv eballon, Xta de - stefaniskouv plékontev - taiv Numfaiv epéferon.

Longus

 

A 1. to ear, earov, le printemps. 2. akmàzw, je suis à mon apogée, je m'épanouis. 3. , j'étais (imparfait de eimi)
B 1. o drumov, le taillis. 2. o leimwn,-Vnov, la prairie. 3. osa (hn), toutes celles qui (étaient). 4. oreiov, de la montagne.
G 1. o bombov, le bourdonnement.
D

1. o hcov, le bruit. 2. mousikov, mélodieux.

E 1. to skirthma, -atov, le bond. 2. to poimnion, le petit bétail. 3. artigénnhtov, nouveau-né.
Z 1. o anhr, arnov, l'agneau. 2. skirtàw, je bondis (dans le sens de sauter).
H 1. bombéw, je bourdonne.
Q 1. kat-écwje tiens, j'enveloppe (kata- : l'idée de "complétement"). 2. h euwria, le beau temps.
I 1. o mimhthv, l'imitateur. 2. tVn akouoménwn, et blepoménwn sont au neutre : ils (Daphnis et Chloè) se faisaient les imitateurs des choses qu'ils entendaient et des choses qu'ils voyaient.
L 1. allomai, je saute. 2. koufa, légèrement.
N 1. o kolpov, le pli de la ceinture fait faire au vêtement, et qui sert de poche. 2. bàllw, à ici le sens de mettre.
X 1. o stefaniskov, la petite couronne (diminutif de stéfanov, la couronne). 2. plékw, je tresse. 3. epi-férw, je porte en offrande. N.B : Le préverbe epi-, indique souvent que l'action est chargée d'intentions.

 

Traduction

    AC'est le commencement du printemps et toutes les fleurs s'épanouissaient : Bles fleurs dans les taillis, les fleurs dans les prairies et toutes celles qui étaient de la montagne. GDéjà s'était le bourdonnement des abeilles, Dle bruit des oiseaux mélodieux, Eles bonds du petit bétail nouvellement né. ZLes agneaux bondissaient dans les montagnes, Hles abeilles bourdonnaient dans les prairies. QUn tel beau temps enveloppant toute chose, Iils devenaient imitateurs de ce qu'ils entendaient et voyaient. KEn entendant les oiseaux chantant ils chantaient, Lvoyant les agneaux bondissant ils sautaient légèrement (ou avec légèreté), Met imitant les abeilles ils cueillaient les fleurs. NEt ils mettaient les unes dans leurs "poches" (=le pli de la ceinture fait faire au vêtement, et qui sert de poche), Xles autres - les tressant en petites couronnes - ils les portaient en offrandes aux Nymphes.

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IV. L'été par Longus

    AEarov hdh télov kai qérouv arch, Bkai pànta en akmh(i) ; Gdéndra en karpoiv, Dpedia en lhioiv. EHdeia men tettigwn hch, Zglukeia de opwrav odmh, Hterpnh de probàtwn blhkh. QH(i)kasen an tiv kai touv potamouv a(i)dein hréma réontav, Ikai touv anémouv surittein taiv pitusin empnéontav, Kkai ta mhla erwnta piptein camai, Lkai ton hlion - filokalon onta - pàntav apoduein. MO dh Dàfniv - qalpomenov toutoiv apasin - eiv touv potamouv enébaine, Nkai pote men eloueto, Xpote de kai tVn icquwn touv endiveuontav eqhra. OPollàkiv de kai epinen.

Longus.

 

A 1. to ear, earov, le printemps.
de B à H Il faut sous-entendre
B 1. h akmh, le plus haut point (de force, de maturité).
D

1. to lhjon, la moisson.

E 1. hdeia, féminin de hduv, agréable. 2. h hch, le bruit.
Z 1. glukeia, féminin de glukuv, doux. 2. h opwra, la saison des fruits, les fruits. 3. h odmh, l'odeur.
H 1. h blhch, le bêlement.
Q 1. h(i)kasen an tivon eût cru que (+ proposition infinitive jusqu'à la fin du membre L). 2. h(i)kasen aoriste de eikàzw, je dessine, j'imagine. 3. hréma, doucement.
I 1. surittw, je joue de la syrinx. 2. h pituv, -uov, le pin. 3. em-pnéw (+D), je souffle dans....
K 1. to mhlon, la pomme. 2. camai, à terre.
L 1. filokalov, ami de la beauté. 2. apo-duw, je déshabille (ici, à le sens de j'invite à se déshabiller, à l'imperfectif)
M 1. dh, évidemment, bien entendu, alors.... 2. o Dafniv, -idov Daphnis. 3. qàlpw, j'échauffe. 4. em-bainw, j'entre (dans).
N-X 1. pote men... pote dé..., tantôt...tantôt.
X 1. en-dineuw, je circule, je fais des ronds sur place. 2. qhràw, je chasse, je pêche, je capture.

 

Traduction

    AC'était déjà la fin du printemps et le commencement de l'été, Bet tout était au plus haut point (=à son apogée) : Gles arbres étaient en fruits (=les arbres portaient des fruits), Dles plaines leurs moissons. ED'une part il y avait le bruit agréable des cigales, Zd'autre part il y avait l'odeur douce des fruits, Henfin le bâillement charmant des moutons. QOn aurait cru que les fleuves en coulant chantaient doucement, Ique les vents en soufflant dans les pins jouaient de la syrinx, Ket que les pommes tombaient à terre pleine d'amour Let le soleil - ami de la beauté - invite tout le monde à se déshabiller. MDaphnis - échauffait par tout cela - entrait dans les fleuves, Net tantôt il se baignait, Xtantôt il pêchait ce qui circulait parmi les poissons. 

 

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V. L'été (2nde partie) par Longus

    AQermotérou kaq'ekàsthn hméran gignoménou tou hliou, Boi*a tou men earov pauoménou, tou de qérouv arcoménou, Gpàlin autoiv egignonto kainai téryeiv kai qéreioi. DO men gar enhceto en toiv potamoiv, Eh de taiv phgaiv eloueto. ZO men esurizen amillwmenov prov tav pituv, Hh de h(i)*de taiv ahdosin erizousa. QEqhrwn akridav làlouv, Ielàmbanon téttigav hcountav, Kanqh sunélegon, Ldéndra eseion, Mopwrav hsqion.

 

Longus.

 

A 1. Qermotérov, le plus chaud. 2. kaq'ekasthv hméran, chaque jour.
B 1. oi*a + participe, comme c'es naturel lorsque, parce que (* indique la présence sur le iota d'un accent circonflexe). 2. to ear, earov, le printemps.
G

1. palin, de nouveau, encore. 2. gignomai, a souvent le sens de eimi. 3. h téryiv, le plaisir (pluriel en ai téryeiv). 4. qéreiov, estival.

D à G O mén, l'un (Daphnis)..., h de, l'autre (Chloè)
D 1. nhcw, je nage, (employé au moyen).
E 1. taiv phgaiv = en taiv phgaiv (syntaxe poétique).
Z 1. surizw, je joue de la syrinx. 2. apillàomai prov (+A), je rivalise avec. 3. h pituv, -uov, le pin.
H 1. h ahdwn, -onovle rossignol.
Q 1. qhràw, je capture. 2. h akriv, -idov, la sauterelle. 3. làlov, bavard, babillard.... (féminin semblable au masculin)
I 1. hcéw, je suis sonore, je bruis.
L 1. seiw, je secoue.
M 1. h opwra, les fruits (!! singulier à valeur collective).

 

Traduction

    ALe soleil devenant plus chaud chaque jour, Bcomme c'es naturel lorsque le printemps cesse, que l'été commence, Grevenait pour eux les nouveaux plaisirs de l'été. DEn effet l'un (Daphnis) nageait dans les fleuves, El'autre (Chloé) se baignait dans les sources. ZDaphnis jouait de la flûte de Pan rivalisant avec les pins, Htandis que Chloé chantait discutant avec les rossignols. QIls capturaient des sauterelles bavardes, Iils attrapaient des cigales bruissantes, Kils cueillaient des fleurs, Lils secouaient des arbres, Mils mangeaient des fruits.

 

 

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V. Aristippe et Diogène

    Cette courte anecdote destinée à montrer que la frugalité du plilosophe cynique est la garantie de son indépendance à l'égard des puissants, était célèbre dans l'Antiquité. On la retrouve chez l'écrivain Diogène Laërce.

    Diogénhv Aristippw(i) qeasaménw pote krhnhv làcana agria plunonta kai eiponti; "V Diogenev, ei aulav turànnwn eqeràpeuev, ouk an tauta hsqiev", "su men oun, V Aristippe, efh, ei tauta hsqeiv, ouk an aulav turànnwn eqeràpeuev."

 

Extrait du Gnomologium vaticanum.

 

  Le noyau du texte est Diogénhv Aristippw(i) efh.
A 1. o Aristippov, Aristippe de Cyrène. 2. qeàomai, je regarde, j'observe. 3. h krhnh, la source. 4. to làcanon, le légume. 4. agriov, sauvage. 5. plunw, je lave. 6. h aulh, la cour. 7. o turannov, le tyran, le dictateur. 8. men oun, ou plutôt.

Note : Aristippe de Cyrène était un disciple infidèle de Socrate, il considérait le plaisir souverain, c'est la doctrine hédoniste. Maître en l'art de flatter les tyrans, il fréquenté souvent la cour de Syracuse. Diogène l'appelait le chien royal.

Traduction

    AAristippe qui l'avait regardé un jour lavant des légumes sauvages dans la source, et qui lui avait dit : "Diogène, si tu honorais la cour des tyrans tu ne mangerais pas ça", Diogène répondit : "si tu mangeais ça, tu ne serais pas à la cour des tyrans".

 

 

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