Le coin des versions...

 

I. Les enfants du singe.

    ATouv pipqhkouv fasi duo tiktein Bkai to men en tVn gennhmatVn stérgein kai met'epimeleiav tréfein, Gto de eteron misein kai amelein.

    DSumbainei de -Ekata tina qeian tuchn- Zto men qeropeuomenon hdéwv kai sterrVv agkalizomenon upo thv mhtrov apopnigesqai, Hto de oligwroumenon ekteleiousqai.

       QO logov dhloi oti pashv pronoiav h tuch dunatwtéra estin.

A 1. o piqhkov, le singe. 2. duo = duo tekna (to teknon, l'enfant, le rejeton)
B 1. to génnhma,-atov, le rejeton. 2. stérgw, je chéris.
G 1. eterov, autre (de deux). Le complément d'objet to eteron convient bien à miséw, mais non à ameléw, qui exige un complément au génitif ; mais il ne serait pas utile à la clarté de la phrase de répéter au génitif le complément.
E 1. kata+accusatif, selon, en vertu de. 2. qeiov, divin, extraordinaire.
Z 1. to qerapeuomenon (génnhma). 2. hdéwv, agréablement. 3. sterrVv, fortement. 4. agkalizomai, je serre dans mes bras. 5. apo-pnigw, j'étouffe.
H 1. oligwréw = ameléw. 2. ek-teleiow, je développe normalement
Q 1. O logov dhloi oti, la fable montre que... . 2. dunatwterov, plus puissant. 3. h pronoia, la prévoyance. On met au génitif le complément du comparatif (Ex : dunatwterov qeou, plus puissant qu'un dieu).

 

Traduction

    AOn dit que les singes mettent bas à deux enfants Bet qu'ils chérissent et élèvent avec soin l'un des rejetons, Ghaïssent et négligent le second.

    DIl arrive -Equ'en vertu de quelques hasard divin-, Zque celui qui est élevé avec plaisir et serré avec force par sa mère soit étouffé ; Htandis que celui qui est négligé se développe parfaitement.

    QLa fable montre que le sort est plus puissant que toute prévoyance.

 

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II. Les deux besaces par Esope

 

    APromhqeuv - plàsav pote anqrwpouv - Bduo phrav ex autVn aphrthsen, Gthn men allotriwn kakVn, thn de idiwn, Dkai thn men tVn allotriwn emprosqen etaxen, Ethn de etéran opisqen aphrthsen. ZEx dh sunébh Htouv anqrwpouv ta men allotria kaka ex apoptou oran, Qta de idia mh proorasqai.

    IProv andra polupràgmona, Kov - en toiv eautou pragmasi tuglwttwn - LtVn mhden proshkontwn epimeleitai.

Esope.

 

A 1. Promhqeuv, Prométhée2. plàttw, je façonne (aoriste irrégulier en -ttw : eplasa). 3. pote, un jour.
B 1. h phra, la besace, 2. ap-artàw ek (+G), je suspends à.
G 1. thn men, l'une (étant celle des).
D 1. emprosqen, par devant.
E 1. eterov, autre (dans un groupe de deux)2. opisqen, par derrière.
Z 1. Ex , à la suite de quoi.
H 1. ap-op-tov, qu'on voit de loin (op, signifie la vision)2. ex apoptou, de loin.
q 1. pro-opàw, je vois (devant soi).
I 1. prov + A, à l'intention de, contre2. polupràgmwn, -onov, qui s'occupe de beaucoup de choses, soit : indiscret.
K 1. ov, pronom relatif qui2. tuflwttw, je suis aveugle.
L 1. ta mhden proshkonta, les choses qui ne (le) regarde en rien (pros-hkein, peut signifier se rapporter à, concerner).

 

Traduction

    AProméthée - ayant un jour façonné des hommes - Ba suspendu à ceux-ci deux besaces, Gl'une étant celle des défauts d'autrui, Det l'autre étant celle de leurs défauts personnels, et il plaça celle des défauts d'autrui devant tandis qu'il pendit d'autre derrière. ZA la suite de quoi il arriva Hque les hommes voient les mauvaises choses (les défauts) d'autrui de loin, Qd'autre part ils ne voient pas leurs défauts personnels.

    IA l'intention de l'homme indiscret, Kqui - dans ses propres affaires étant aveugle - Ls'occupe des choses qui ne le regardent en rien.

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III. L'hirondelle et la Corneille

Celidwn kai korwnh.

    AH celidwn legei th(i) korwnh(i) ; B"Egw parqénov kai Aqhnaia kai basilissa kai tVn 'Aqhnaiwn basiléwv qugathr eimi", kai légei kai ton Thréa kai thn bian kai thn thv glwthv apokophn.

La corneille lui fit alors remarqué que pour une amputée, elle est bien bavarde.

GOti oi alazontev, ote dia tou logou yeudologousi, eautoiv elegcon prosférousiv.

Esope

A 1. h korwnh, la corneille. 2. h celidwn,-onov, l'hirondelle.
B 1. h basilissa,-hv, de famille royale. 2. basiléwv , (de basiléwv) le roi. 3. h qugathr, la fille. 4. Thréa, Térée. 5. h bia,-av, la force, la violence. 6. h apokophn,-hv, l'amputation.
G 1. Oti..., introduit la morale de la fable : "ce qui signifie que...". 2. o (ou h) alazwn,-onov, vantard. 3. to proàsteion, la banlieue. 4. yeudologw, dire des mensonges. 5. o elegcon,-ou(+D), réfutation, preuve contre.

 

Traduction

    AL'hirondelle dit à la corneille : B"Moi je suis une jeune fille, athénienne, de famille royale et fille du Roi des Athéniens", Gelle parle de la violence de Térée, de sa force et de l'amputation de sa langue.

    ECe qui signifie que les vantards, lorsqu'à travers leur parole ils disent des mensonges ils apportent preuve contre eux-même.

 

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IV. L'astronome tombé

dans un puits.

    AAstrologov - exiwn ekastote espérav - Beqov eice touv astérav episkophsai. GKai dh pote, periiwn eiv to proàsteion, Dkai ton noun olon ecwn prov ton ouranon, Eelaqe katapeswn eiv fréan. ZOduroménou de autou kai boVntov, Hpariwn tiv, Qwv hkouse tVn stenagmVn, Iproselqon kai maqwn ta sumbebhkota, Kefh prov auton ; L"W outov, Msu ta en ouranV(i) blépein Nta epi ghv ouc ora(i)v ?".

Esope

A 1. o astrologov, l'astrologue. 2. ex-ércomai, je sors. 3.ekastote, chaque fois4. h espéra, le soir.
B 1. o asthr, -érov, l'astre.
G 1. epi-ércomai, je circule. 2. eiv, du côté de, vers. 3. to proàsteion, la banlieue.
D 1. prov (+A), vers, appliqué à....
E 1. to fréar, -atov, le puits.
Z 1. oduromai, je me lamente.
H 1. par-ercomai, je passe à côté.
Q 1. wv, lorsque, parce que . 2. o stevagmov, la plainte, le gémissement.
I 1. to sumbebhkov, ce qui s'est (s'était) produit.
K 1. prov auton = autV(i).
L 1. V outov, Hé l'ami !.
M 1. su, toi.
N 1. ouc ora(i)v, tu ne vois pas.

 

Traduction

    AL'astronome - qui sortait régulièrement chaque soir - Bavait l'habitude d'examiner les astres. GEt évidemment un jour, circulant du côté de la banlieue, Det ayant l'esprit tout entier vers le ciel, Eil tomba par mégarde dans un puit.  ZTandis qu'il se lamentait et criait Hquelqu'un passant par là,  Qlorsqu'il entendit les gémissements.Is'avança, s'instruisit de ce qui s'était passé, Ket lui dit : L"Hé l'ami ! MToi en essayant de voir les choses qui sont dans le ciel, Ntu ne vois pas ce qui est sur terre.

 

Revue et corrigée par La Fontaine (livre II, fable 13)

Un astrologue un jour se laissa choir

Au fond d'un puit. On lui dit : "Pauvre bête,

Tandis qu'à peine tes pieds tu peux voir,

Penses-tu lire au-dessus de ta tête ?" […]

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IV. La cigale

A    Makarizomen se, téttix,

B    oti dendréwn ep' akrwn

G    olighn droson pepwkwv

D    basileuv opwv aeideiv.

E    Sa gàr esti keina pànta

Z    oposa blépeiv en agroiv

H    koposa férousin Vrai.

Q    Su de filatatov gewrgoiv,

I    su de timiov brotoisin,

K    qéreov glukuv profhthv.

L    Filéousi mén se Mousai,

M    filéei de Foibov autov,

N    Ligurhn d' edwken oimhn.

X    To de ghrav ou se teirei.

O    Sofé, ghgenév, pilumne,

P    apaqév, anaimosarke,

R    scedon ei qeoiv omoiov.

 

Poème anacréontique.

Anacréon, poète de 750 av. J-C.

(on parle de poèmes anacréontiques car ils ont sûrement été retouché par les grammairiens alexandrins)

A 1. makarizw, je proclame heureux, je célèbre.
B 1. déndréwn = déndrwn, l'arbre. 2. akrov, pointu, extrême. 3. akron to dendron, le sommet de l'arbre.
G 1. oligov, peu abondant, en petite quantité. 2. drosov, la rosée. 3. pépwka, j'ai bu, je suis abreuvé (parfait de pinw).
D 1. aeideiv = a(i)deiv. 2. opwv = wsper : opwv basileuv.
E 1. keina = ekeina. 2. pànta oposa... kai oposa, toutes les choses que... et que...
H 1. koposa = kai oposa. 2. wra, la saison.
I 1. brotoisin = brotoiv, mortel (= l'homme mortel).
K 1. qéreov = qérouv. 2. glukuv, doux. 3. o profhthv, -ou, le prophète.
L 1. filéousi = filousi. 2. h Mousa, la Muse.
M 1. filéei = filei. 2. Foibov, Phébus, Apollon.
N 1. ligurhn = liguràn. 2. ligurov, mélodieux. 2. h oimh, le chant. 3. edwken, a donné (aoriste de didwmi, je donne).
X 1. to ghrav, la vieillesse. 2. teirw, je taraude, j'accable.
O 1. gh-gen-hv, né de la terre. 2. fil-umnov, ami des chants.
P 1. a-paqhv, exempt de maladie. 2. an-aim-o-sark-ov, qui n'a pas de sang dans sa chair.
R 1. scedon, presque.

 

Traduction

A    Nous te proclamons heureux, cigale

B    Parce que sur les sommets des arbres

G    T'étant abreuvé d'une petite quantité de rosée

D    Tu chantes comme une reine.

E & Z & H    Toutes ces choses que tu vois dans les champs et que les saisons apportent sont tiennes.

Q    Toi tu es très amie des paysans (= tu es amie avec le paysans)

I    Toi tu es vénéré des mortels

K    Douce prophétesse de l'été

L    Les muses t'aiment

M    Phébus en personne t'aime

N    Phébus t'a donné un chant mélodieux

X    La vieillesse ne t'accable pas

O    Sage, née de la terre, amie des chants

P    Toi que rien n'affecte, qui n'a pas de sang

R    Tu es presque semblable aux dieux.

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IV. Olivier et Roseau.

    APeri karterian kai iscun kai hsucian kàlamov kai elaia hrizon. BO de kàlamov - Goveidizomenov upo thv elaiav wv adunatov wn kai ra(i)diwv upoklinomenov pasi toiv anémoiv -DsiwpVn ouk efqégxato. EKai mikron upomeinav, Z- anémou pneusantov iscurou - Ho men kàlamov, uposeisqeiv kai upokliqeiv toiv anémoiv, pa(i)diwv dieswqh, Qh d' elaia - epeidh antéteine toiv anémoiv - kateklàsqh th(i) bia(i).

    IO muqov dhloi oti oi tw(i) kairV(i) kai toiv kreittosin autVn mh anqistàmevoi kreittouv eisi tVn prov meizonav filoneikountwn.

Esope

A 1. h karteria, l'endurance. 2. o kàlamov, le roseau.
G 1. adunatov, faible. 2. wv, comme, parce que.... 3. upo-, sous l'action de....
D 1. fqéggomai, je fais entendre ma voix....
E 1. mikron, un peu.
Q 1. anti-teinw, je résiste à . 2. kata-klàw, je brise.
I 1. o muqov, la fable. 2. anq-ista-mai (+ D), je m'oppose à. 3. prov (+A), contre. 4. filoveikéw, je cherche querelle.

Traduction

    ARoseau et olivier discutaient à propos de leur endurance, de la force et de la tranquillité. BLe roseau - Gqui était blâmé par l'olivier pour sa faiblesse et sa facilité à être ployée sous tous les vents -, Dne fit pas entendre sa voix en se taisant. EEt ayant attendu un peu,  Zun vent fort ayant soufflé, - Hle roseau ayant été secoué et incliné sous la force des vents, fut facilement sauvé de cette épreuve,  Qtandis que l'olivier - parce qu'il résistait aux vents - fut brisé par leur violence.

    ILa fable montre que ceux qui ne se dressent pas contre les circonstances et contre plus forts qu'eux, sont supérieurs à ceux cherchant querelle à de plus grands.

 

Revue et corrigée par La Fontaine (livre I, fable 22)

Le Chêne un jour dit au Roseau :

"Vous avez bien sujet d'accuser la nature :

Un roitelet pour vous est un pesant fardeau.

Le moindre vent qui d'aventure

Fait rider la face de l'eau,

Vous oblige à baisser la tête :

Cependant que mon front, au Caucase pareil,

Non content d'arrêter les rayons du soleil,

Brave l'effort de la tempête.

Tout vous est aquilon, tout me semble zéphir.

Encor si vous naissiez à l'abri du feuillage

Dont je couvre le voisinage,

Vous n'auriez pas tant à souffrir :

Je vous défendrais de l'orage ;

Mais vous naissez plus souvent

Sur les humides sur les bords des royaumes du vent.

La nature envers vous me semble bien injuste.

- Votre compassion, lui répondit l'arbuste,

Part d'un bon naturel ; mais quittez ce souci.

Les vents me sont moins qu'à vous redoutables.

Je plie, et je ne romps pas. Vous avez jusqu'ici

Contre leurs coups épouvantables

Résisté sans courber le dos ;

Mais attendons la fin." Comme il disait ces mots

Du bout de l'horizon accourt avec furie

Le plus terrible des enfants

Que le Nord eût porté jusques-là dans ses flancs.

L'arbre tient bon, le Roseau plie.

Le vent redouble ses efforts,

Et fait si bien qu'il déracine

Celui de qui la tête au ciel était voisine,

Et dont les pieds touchaient à l'empire des morts.

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IV. La cigale et les fourmis.

    ACeimVnov wra(i) ton siton bracénta oi murmhkev eyucon. BTéttix de limwttwn h(i)tei autouv trofhn. GOi de murmhkev eipon autV(i) ; D"Dia ti ou sunhgev kai su trofhn ?" EO de eipen ? Z"Ouk escolazon, all' h(i)don mousikVv." HOi de gelàsantev eipon ; Q"All' ei qérouv wraiv huleiv, ceimVnov orcou."

       IOmuqov dhloi oti ou dei tiva amelein en panti pragmati, Kina mh luphqh(i) kai kinduneush(i).

Esope

A 1. brecw, je mouille. 2. yucw, je fais sécher.
B 1. limwttw, j'ai faim.
D 1. sun-àgw, je réunis, j'amasse.
E 1. o de, celle-ci (la Cigale)....
Z 1. scolàzw, je suis oisif, j'ai le temps. 2. mousikov, harmonieux.
Q 1. auléw, je joue de la flûte. 2. orcou, je danse (impératif). 3. ei, si, puisque.
I 1. o muqov, la fable.
K 1. ina mh luphqh(i) kai kinduneush(i), pour qu'il ne soit pas dans la peine et le danger.

Traduction

    ALes fourmis faisaient sécher le blé qui avait été mouillé au cours de l'hiver. BUne cigale affamée leur demandait de la nourriture. GLes fourmis lui dirent :  D"pourquoi ne ramassais-tu pas toi aussi de la nourriture ?" EElle répondit :  Z" je n'avais pas le temps mais je chantais mélodieusement. HLes fourmis rirent et dirent :  Q"mais puisque tu jouais de la musique pendant la saison d'été (= aux heures de l'été) danses en hiver.

    ILa fable montre qu'on ne doit pas être négligé en toute chose, Kafin d'éviter la peine et le danger.

 

Revue et corrigée par La Fontaine (livre I, fable 1)

La Cigale, ayant chanté

Tout l'été

Se trouva fort dépourvue

Quand la bise fut venue.

Pas un seul petit morceau

De mouche ou de vermisseau.

Elle alla crier famine

Chez la Fourmi sa voisine,

La priant de lui prêter

Quelque grain pour subsister

Jusqu'à la saison nouvelle.

"Je vous paierai, lui dit-elle,

Avant l'oût, foi d'animal,

Intérêt et principal."

La Fourmi n'est pas prêteuse ;

C'est là son moindre défaut.

"Que faisiez-vous au temps chaud ?

Dit-elle à cette emprunteuse.

- Nuit et jour à tout venant

Je chantais, ne vous déplaise.

- Vous chantiez ? J'en suis fort aise.

Eh bien dansez maintenant."

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IV. Le renard qui n'avait jamais vu de lion.

    AAlwphx oudepote qeasaménh léonta - Bepeidh katà tina suntucian uphnthse - Gto men prVton, idousa, Doutw dietaràcqh wv mikrou kai apoqanein. EEk deutérou de autV(i) entucousa, Zefobhqh mén, Hal' ouc outwv wv to proteron. QEk tritou de qeasaménh Ioutw kateqàrrhsen wv kai proselqousa autV(i) dielécqh.

        KO logov dhloi oti h sunhqeia kai ta fobera tVn pragmàtwn katapraunei.

Esope

A 1. h alwphx, le renard. 2. oudépote, jamais. 3.qeàomai, je vois4. o léwn, -ontov, le lion.
B 1. h suntucia, le hasard. 2. up-antàw, je rencontre.
D 1. taràttw, je trouble. 2. Ici wv = wste, du côté de, vers. 3. mikrou, presque.
E 1. deuterov, deuxième. 2. ek deutérou, une deuxième fois. 3. fobéomai, j'ai peur. 4. efobhqhn, j'eus peur.
Z 1. mén... allà..., marque une forte opposition.
H 1. Ici wv = wsper. 2. protérov, antérieur.
Q 1. tritov, troisième. 2. ek tritou, une troisième fois.
I 1. qarréw, je suis courageux . 2. kata-qarréw, je suis parfaitement courageux. 3. dia-légomai, je converse.
K 1. h sunhqeia, l'habitude. 2. foberov, terrible. 3. kata-praunw, j'adoucis, j'atténue.

 

Traduction

    AUn renard n'ayant jamais vu de lion, - Blorsqu'il en rencontra un par un hasard quelconque - Gau premier abord il fut si bouleversé, après l'avoir vu, Dqu'il s'en fallut de peu qu'il mourut.

    EUne deuxième fois, l'ayant vu,  Zil eu peur Hmais pas autant qu'auparavant.

     QUne troisième fois, l'ayant vu Iil se senti une telle audace qu'il s'avança vers lui et engagea la conversation.

 KLa fable montre que l'habitude atténue même les choses terribles.

 

 

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