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Le roi d'Egypte Amasis (VIème siècle avant J.C), organisa un jour un concours de sagacité voici les questions qu'il posa au roi d'Ethiopie :
AEkeleusen auton eipein to presbutaton kai to kàlliston kai to mégiston kai to sofwtaton kai to koinotaton, Bkai, nai ma Dia, prov toutoiv to wfelimwtaton kai to blaberwtaton kai to iscurotaton kai to ra(i)ston eipein.
Voici ce que répondit le roi d'Éthiopie :
GTi presbutaton ? - cronov. DTi mégiston ? - kosmov. ETi sofwtaton ? - alhqeia. ZTi kàlliston ? - fVv. HTi koinotaton ? - qànatov. QTi wfelimwtaton ? - qeov. ITi blaberwtaton ? - daimwn. KTi rwmalewtaton ? - tuch. LTi ra(i)ston ? - hdu.
Le mathématicien Thalès proposa d'autres réponses :
MTi presbutaton ? - qeov, eqh Qalhv; agennhton gar estin. NTi mégiston ? - topov; talla men gar o kosmov, ton de kosmon outov periécei. XTi kalliston ? - kosmov; pan gar to kata tàxin toutou mérov esti. OTi sofwtaton ? - cronov; ta men gar hurhken outov hdh, ta d' eurhsei. PTi koinotaton ? - elpiv; kai gar oiv allo mhden, auth pàrestin. RTi wfelimwtaton ? - areth; kai gar talla tV(i) crhsqai kalVv wfelima poiei. STi blaberwtaton ? - kakia; kai gar ta pleista blàptei paragenoménh. TTi iscurotaton ? - avagkh; monon gar akinhton. UTi ra(i)ston ? - to kata fusin.
Plutarque, Le Banquet des sept sages.
| A | 1. présbuv, vieux. 2. ekeleusen, à pour sujet Amasis, et auton représente le roi d'Éthiopie. |
| B | 1. prov (+D), en plus de. 2. eipein, dépend de ekéleusen. |
| I | 1. daimwn, a ici le sens de mauvais génie, esprit du mal, démon. |
| K | 1. rwmaléov, fort. |
| L | 1. to hdu, ce qui est agréable. |
| M | 1. agénnhtov, inengendré. |
| N | 1. o topov, le lieu, l'espace. 2. talla = ta alla. 3. peri-ecw, je contiens. 4. outov représente o topov. |
| X | 1. to katà (+A), ce qui est selon, ce qui est conforme à. 2. h tàxiv, la disposition , le bon ordre. 3. to mérov, la partie. 4. kosmov, au sens de l'harmonie universelle. |
| O | 1. ta men... ta dé..., certaines choses... les autres (choses). 2. hurhken, parfait de euriskw, a trouvé. 3. outov, représente cronov. |
| P | 1. oiv allo mhden (estin), (pour ceux) pour qui (il n'y a) rien d'autre, pour ceux qui ne possèdent rien d'autre. 2. par-eimi, je suis présent, je suis là, je suis à la disposition de.... |
| R | 1. h areth, la vertu. |
| S | 1. h kakia, la perversité. 2. para-gignomai, je suis présent. 3. ta pleista blàptei, elle cause les plus grands dommages. |
| T | 1. monov, seul, unique. 2. akinhtov, immobile, immuable. |
| U | 1. h fusiv, la nature. |
Traduction
A[Amasis] ordonna au roi d'Éthiopie de lui dire le plus vieux, le plus beau, le plus sage, le plus commun, Bet, par Zeus, en plus de cela de dire le plus utile, le lus nuisible, le plus fort et le plus facile.
Voici ce que répondit le roi d'Éthiopie :
GQu'est-ce qui est le plus vieux ? - Le temps. DQu'est-ce qui est le plus grand ? - L'univers. EQu'est-ce qui est le plus sage ? - La vérité. ZQu'est-ce qui est le plus beau ? - La lumière. HQu'est-ce qui est le plus commun ? - La mort. QQu'est-ce qui est le plus utile ? - Le dieu. IQu'est-ce qui est le plus nuisible ? - Le mauvais génie. KQu'est-ce qui est le plus fort ? - Le hasard. LQu'est-ce qui est le plus facile ? - Le plaisir.
Le mathématicien Thalès proposa d'autres réponses :
MQu'est-ce qui est le plus vieux ? - Le dieu, dit Thalès : en effet il est inengendré. NQu'est-ce qui est le plus grand ? - L'espace, car d'une part l'univers contient toutes les autres choses, mais celui-ci contient l'univers. XQu'est-ce qui est le plus beau ? - L'harmonie universelle, en effet tout ce qui est conforme au bon ordre est une partie de l'harmonie universelle. ZQu'est-ce qui est le plus sage ? - Le temps : car celui-ci à déjà trouvé certaines choses, il trouvera les autres. PQu'est-ce qui est le plus commun ? - L'espoir : en effet pour ceux pour qui il n'y a rien d'autre, celui-ci est présent. RQu'est-ce qui est le plus utile ? - La vertu, en effet la vertu rend utile les autres choses pour celui qui s'en sert bien. SQu'est-ce qui est le plus nuisible ? - La perversité, elle cause les plus grands dommages une fois présente. TQu'est-ce qui est le plus fort ? - La nécessité ; en effet elle est la seule chose immuable. UQu'est-ce qui est le plus facile ? - Ce qui est conforme à la nature.
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Pour enseigner à sa jeune femme son rôle dans le couple, Isochomaque compare les fonctions d'une maîtresse de maison à celles de la reine des abeilles. Le mari s'occupe des affaires extérieurs, et l'épouse est souveraine à l'intérieur. Il y a différence de nature et de fonction, mais égalité de dignité.
Dans le contexte de cette société où le rôle de la femme était généralement bien effacé, un tel langage était féministe (à l'inverse de Ménandre !). C'est Ischomaque qui rapporte la conversation.
AKai poia dh, efh ekeinh, erga ecousa h tVn melittVn hgemwn exomoioutai toiv ergoiv oiv eme dei pràttein ?
B - Oti, efhn egw, ekeinh ge - en tV(i) smhnei ménousa - ouk ea(i) argouv tav melittav einai, Gall' av men dei exw ergàzesqai ekpémpei epi to ergon, Dkai a an autVn ekasth eisférh oidé te kai décetai, E kai sw(i)zei tauta est'an déh(i) crhsqai. ZEpeidan de h wra tou crhsqai hkh(i), Hdianémei to dikaiov ekàsth(i). QKai epi toiv endon d' exufainoménoiv khrioiv efesthken, Iwv kalVv kai tacéwv ufainhtai, Kkai tou gignoménou tokou epimeleitai, wv ektréfhtai ; Lepeidan de ektrafh(i) kai axioergoi oi neottoi génwntai, Mapoikizei autouv sun tVn epigonwn tini hgemoni.
Xénophon.
| A | 1. poiov, quel ?. 2. ex-omoioomai (+D), je ressemble. 3. pràttw, je fais. |
| B | 1. to smhnov, la ruche. 1. argov, inactif. |
| G | 1. epi (+A), vers. 2. av dei exw ergàzesqai est complément de ekpémpei. 3. ek-pémpw, j'envoie (à l'extérieur). |
| D | 1. a... eisgérh(i), est complément d'objet de oide. 2. eis-férw, j'apporte. |
| E | 1. este, jusqu'au moment où. |
| Q | 1. ef-esthka (+D), je me tiens auprès de, je surveille. 2. ufainw, je tisse, je confectionne. 3. to khrion, le rayon de cire. |
| K | 1. o tokov, la progéniture. 2. gignomai, je viens à l'existence, je nais. 3. le préfixe ek-, ajoute au verbe une idée de perfection à l'action. |
| L | 1. le sujet non-exprimé de ektrafh(i), est tokov. 2. axioergov, capable de travailler. 3. o neottov, le petit. |
| M | 1. ap-oikizw, j'envoie fonder une colonie. 2. sun (+D), avec 3. epigonov, qui vient après. 4. oi epigonoi, les descendants.. |
Traduction
A- Et c'est en effectuant quels travaux que la reines des abeilles ressemble aux travaux qu'il me faut accomplir ? disait-elle.
B- C'est que, disais-je, celle-ci - en restant dans la ruche - ne permet pas que les abeilles soit inactives, Gelle envoie au travail celles qui doivent travailler à l'extérieur, Det les choses que chacune d'elles apportent, elle la connaît et elle le reçoit, Eet elle le garde jusqu'au moment où on a besoin de s'en servir. ZChaque fois que le moment de s'en servir arrive, Helle distribue à chacune la part juste. QEt elle surveille les rayons de cire qui sont confectionnés à l'intérieur, Ipour qu'ils soit confectionnés joliment et rapidement, Ket elle s'occupe de la progéniture naissante pour qu'elle soit élevée avec perfection : Lquand la progéniture est nourrie et que les petits sont devenus capables de travailler, Melle les envoie fonder une colonie avec une reine choisie parmi les descendants.
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III. La légende de Syrinx.
AH surix to organon ouk hn organon, Balla parqénov kalh kai thn fwnhn mousikh ; Gaigav enemen, Numfaiv sunépaizen, h(i)den oion nun. DPan, - tauthv nemoushn, paizoushv, a(i)doushv -, E poselqwn epeiqen o ti ecrh(i)ze, Zkai ephgélleto tav aigav pàsav qhsein didumotokouv. HH de egéla ton erwta autou, Qkai ouk efh erasthn déxasqai mhte tràgon onta mhte anqrwpon oloklhron. IOrma(i) diwkein o Pan prov bian. KH Surigx efeuge kai ton Panta kai thn bian ; Lfeugousa, kàmnousa eiv donakov kruptetai, Meiv elov afanizetai. NPan touv donakov orgh(i) temwn, Xthn korhn ouc eurwn, Oto pàqov maqwn, Pto organon noei, Rtouv kalàmouv khrV(i) sundhsav anisouv Skaq' o ti kai o erwv anisov autoiv ; Tkai h tote parqénov kalh nun esti surigx mousikh.
Théophraste.
| A | 1. h surigx, -iggov, la syrinx (ou flûte de Pan). 2. to organon, l'instrument. |
| B | 1. h fwnh, la voix. 2. mousikov, mélodieux. |
| G | 1. h aix, aigov, la chèvre. 2. némw, je fais paraître. 3. sum-paizw, je joue avec. 4. oion, comme. 5. nun, maintenant. |
| D | 1. o Pan, Panov, Pan. |
| E | 1. epeiqen o ti ecrh(i)ze, cherchait à persuader de ce qu'il désirait, c'est-à-dire, d'accepter son amour. |
| Z | 1. ep-aggéllomai, je promets. 2. qhsein, qu'il rendrait, qu'il ferait devenir. 3. didumotokov, mère de deux petits. |
| Q | 1. kai ouk efh, et refusa. 2. o erasthv, -ou, l'amant. 3. mhte... mhte, ni... ni. 4. o tràgov, le bouc. 5. oloklhrov, entier. |
| I | 1. omàw, je m'élance. 2. diwkw, je poursuis. 2. prov bian, pour lui faire violence. |
| K | 1. feugw, je fuis. |
| L | 1. kàmnw, je suis fatigué. 2. o dunax, -akov, le roseau. |
| M | 1. to elov, le marécage. 2. afanizw, je fais disparaître, j'efface. |
| N | 1. témnw, je coupe (aoriste : etemon). |
| X | 1. h korh, la jeune fille. |
| O | 1. to paqov, le malheur qui est arrivé. 2. manqànw, peut aussi signifier je comprends. |
| P | 1. noéw, je conçois. |
| R | 1. o kàlamov, le roseau. 2. o khrov, la cire. 3. anisov, inégal. 4. sun-déw, j'assemble. |
| S | 1. kaq' o ti, conformement au fait que, c'est-à-dire, pour symboliser le fait que. |
Traduction
ALa syrinx l'instrument n'était pas un instrument, Bmais une belle jeune fille à la voix mélodieuse : Gelle faisait paître ses chèvres, jouait avec les nymphes, elle chantait comme maintenant (qu'elle était un instrument de musique) DPan, - celle-ci faisant paître, jouant, chantant - Es'étant avancé, il cherchait à la persuader de son amour, Zet promettait qu'il ferrait devenir mères de deux petits toutes les chèvres. HElle riait de l'amour de celui-ci, Qet refusa de recevoir son amant qui n'était ni un bouc ni un homme entiers. IPan s'élance pour la poursuivre pour lui faire violence. KSyrinx fuyait Pan et sa violence : Len fuyant, fatiguée, elle se cache avec application vers les roseaux, Melle disparaît avec soin vers le marécage. NPan ayant coupé de rage les roseaux, Xn'ayant pas trouvé la jeune fille Oayant compris (= apprit) le malheur qui était arrivé, Pconçoit l'instrument, Ren ayant assemblé des roseaux inégaux au moyen de cire, Spour symboliser le fait que l'amour pour eux est inégal : Tet la belle jeune fille d'autrefois est maintenant une syrinx mélodieuse.